
Dans
une actualité marquée par l’adoption de la très restrictive loi
Asile et Immigration et par des actions xénophobes menées par des
groupuscules d’extrême droite, il est urgent de militer pour le
respect des droits fondamentaux, de montrer que les actions
solidaires existent et qu’elles se passent bien.
C’est
le cas à Saint Michel. Notre commune accueille actuellement une
vingtaine de demandeurs d’asile, pris en charge par le Centre
d’Accueil des Demandeurs d’Asile 91 géré par la Fondation Armée
du Salut pour les accompagner pendant la période de traitement de
leurs dossiers.
Au
delà des problématiques logistiques rencontrés par le CADA et en
l’absence totale de communication municipale, la question majeure
qui se pose est la perception que les habitant.e.s et les élu.e.s
ont des migrants en général et des demandeurs d’asile en
particulier. De nombreux amalgames sont faits, et le manque
assourdissant d’informations, mêlé au sensationnalisme souvent
porté par les médias, génère une vision fausse de la réalité et
des actions menées sur le terrain.
Il
est essentiel de casser les préjugés : aussi nous avons proposé
qu’une présentation du travail du CADA soit faite par son
directeur lors du Conseil municipal du 24 mai. Proposition reportée
malgré un ordre du jour peu conséquent ! Il faudra donc, une fois
de plus, compter sur le secteur associatif pour rendre visible et
humain l’élément “fraternité” de notre devise nationale,
grâce à la Fête
de la Solidarité organisée par le Collectif Solidarité de Saint
Michel le 17 juin de 10h à 18h au stade de la Noue Rousseau.
Isabelle
Catrain, Christian Soubra