Bienvenue sur le blog des élu(e)s Ecologistes et Citoyens Coeur d'Essonne du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge

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1 déc. 2019

Tribune décembre 2019


Pour les collectivités territoriales , l’établissement du budget est LE moment clé, au cours duquel on concrétise …ou pas … les engagements verbaux en actes, les priorités affichées dans les discours en décisions de terrain effectives.
Certes, les budgets des collectivités sont très contraints et les marges de manœuvre étroites …mais ce sont les choix budgétaires qui traduisent les priorités politiques effectives.

La loi impose qu’un Rapport d’Orientations Budgétaires (ROB) soit présenté au minimum un mois avant le vote du budget. Ces « ROB » ont été débattus à l’Agglo le 17 octobre et le 14 novembre à St Michel. Nous n’avons pas ici l’espace nécessaire pour commenter en détails les orientations présentées dans chacune des assemblées. Mais nous relevons que, dans un cas comme dans l’autre, elles ne sont pas, à des degrés divers, à la hauteur des enjeux, posés par les derniers rapports du GIEC, des urgences écologiques et sociales !

L’ambitieux projet Sésame, les différentes actions pour la transition énergétique et l’établissement d’un Plan Climat, montrent que Cœur d’Essonne Agglomération prend doucement le chemin d’une prise en compte plus importante de ces enjeux. Mais nous sommes encore bien loin du compte. Le budget « voirie » qui privilégie toujours les déplacements motorisés individuels, l’absence d’une politique drastique de réduction des déchets …et l’éternelle poursuite d’un modèle de développement économique dépassé, budgétairement centré sur les Zones d’Activités, et destructeur d’emplois en centres-villes.
A St Michel, c’est simple : dans les 22 pages du ROB, « développement durable » et « environnement » n’apparaissent qu’une fois, avec un vœu pieu : que l’aspect environnemental de chaque projet soit systématiquement pris en compte. Où sont les objectifs mesurables ? Nulle part !
Ce ROB est écrit comme celui des années précédentes sans intégrer la nécessité d’agir urgemment à notre niveau communal sur le climat.
Cette logique doit être renversée : les politiques doivent être décidées à l’aune de l’urgence écologique et sociale et non pas par le verdissement de projets déjà engagés !

Pour salutaires qu’elles soient, les opérations de nettoyage de la ville par les habitants ne constituent pas une politique écologiste.

Nous souhaitons à toutes et tous d’excellentes fêtes de fin d’année, joyeuses, sobres pour la planète, et solidaires avec ses habitant.e.s !

Isabelle Catrain et Christian Soubra

1 nov. 2019

Tribune Novembre 2019


La tribune des élus de la majorité municipale a été suspendue le temps de la période pré-électorale en invoquant l’article L52-1 du code électoral, pouvant ainsi laisser penser que les listes d’opposition ne respectent le droit.
Que dit cet article du code électoral ?
« Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d'une élection et jusqu'à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l'utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite.
A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. Sans préjudice des dispositions du présent chapitre, cette interdiction ne s'applique pas à la présentation, par un candidat ou pour son compte, dans le cadre de l'organisation de sa campagne, du bilan de la gestion des mandats qu'il détient ou qu'il a détenus. Les dépenses afférentes sont soumises aux dispositions relatives au financement et au plafonnement des dépenses électorales contenues au chapitre V bis du présent titre. »

Plus que la tribune libre, l’équité serait de cesser d’associer la photographie de la future candidate de la droite aux actions menées par la municipalité.
Pour notre part, plus que des arguties, nous mettons l’accent sur les insuffisances entretenues de concertation, qui restent la marque de la municipalité.
Ainsi du projet Cœur de ville dont le groupe de travail avec les habitants (mais en réalité sans aucun habitant) sur le choix des arbres à planter n’a pu qu’évoquer sans amendement possible le projet de la municipalité et sur lequel la seule concertation prévue sur le devenir de la place Carné ne se fera qu’après que les cabinets d’études aient rendus leurs décisions.
Ou encore du budget participatif qui fait l’impasse sur le débat d’orientation budgétaire, moment pourtant propice pour faire partager les grands enjeux et de vrais choix.
Des mots … peu d’actes associés.


Isabelle Catrain et Christian Soubra