Bienvenue sur le blog des élu(e)s Ecologistes et Citoyens Coeur d'Essonne du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge

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1 févr. 2020

Tribune février 2020


C’est une évidence pour tout le monde : il est impératif de développer dès maintenant, une autre société, plus sobre, plus juste et capable de donner des réponses concrètes aux problèmes de fin du monde et de fin du mois. Le projet Sésame pourrait en être un vecteur important sur notre territoire.

Avec pour point d’appui la « Ferme de l’Envol » (75 ha sur la Base 217), Sésame affiche l’objectif de fournir 10% des repas individuels et 50% de la restauration collective en agriculture bio et locale. Avec la création de 40 nouvelles fermes bio sur tout le territoire, Sésame aborde aussi les importants sujets de la formation, des circuits de transformation et distribution locaux. « Cerise sur le pompon », tout cela doit entraîner la création de nombreux emplois pérennes et non-délocalisables, tout en rendant heureux des électeurs qui « attendent » de mieux consommer.

Mais ce projet est isolé dans une politique de l’Agglo centrée sur un modèle d’aménagement peu durable. Il ne tient pas suffisamment compte de l’importance des enjeux, comme nous avons pu le constater lors de la conférence-débat du 14 janvier organisée par l’Université Populaire Centre Social.

Les éléments de langage des conférenciers témoignent que les objectifs de lutte contre les risques climatiques, écologiques et sociétaux, n’ont même pas été intégrés à la démarche.

Ce projet engage pourtant le territoire sur le long terme et sans un réel courage politique pour modifier radicalement les priorités. Il risque fort de n’être qu’un exemple de plus de gaspillage d’énergie et de procrastination institutionnelle et collective.

L’affluence à la conférence du 14 janvier organisée par l’université populaire, ainsi qu’aux présentations similaires organisées dans d’autres villes, démontre si besoin en était encore, à quel point les habitants sont prêts à aborder ces sujets relatifs au traitement de l’urgence écologique ET de l’urgence solidaire.

Nous notons sans grande surprise l’absence des élu.e.s de la majorité municipale aux réunions publiques sur ces sujets majeurs, leur implication très minimaliste dans le dossier Sésame et le vide de leurs propositions CONCRETES et cohérentes pour traiter cette question majeure pour les 6 prochaines années.


Isabelle Catrain et Christian Soubra


5 janv. 2020

Tribune janvier 2020


En ce début d’année, quels autres vœux formuler, pour la planète en général et pour notre territoire coeurdessonnien en particulier, si ce n’est que soient enfin entendus les signaux rouges envoyés par les scientifiques, les ONG et les mobilisations sociales et que cela se traduise ENFIN en actes forts dans les priorités programmatiques et budgétaires à tous les niveaux ?

Si, comme les commentateurs politiques le soulignent, l’écologie a gagné la bataille culturelle, force est de constater que, à de très rares exceptions, nous sommes encore très loin, de la traduction en actes des déclarations d’amour enflammées que font depuis plusieurs mois les dirigeants politiques à la défense du climat et de la biodiversité !

Chantre autoproclamé de la lutte pour sauver le climat, le Président de la République ne prend même pas la peine de se déplacer ou d’envoyer un ministre à la COP25 à Madrid ….
Chevalière blanche de l’écologie en Ile-de-France, la présidente de la Région supprime les crédits à l’agriculture bio, finance à grands coups de millions d’€ l’aberrant contournement routier de Melun et un nouveau pont sur la Seine à Athis-Mons (entre autres cadeaux à l’omniprésente voiture) … et abandonne le projet, attendu depuis des décennies, de création d’une voie de transport en commun en site propre sur la RN20 ….
Le Département utilise les crédits « développement durable » pour donner une subvention à une commune pour la construction d’un parking…
Dans notre ville, le budget primitif voté en décembre, fait l’impasse absolue sur l’urgence climatique et sociale, et la nécessité de prendre à bras le corps la transition écologique.

Il est vital de nous centrer sur les biens communs (notre air, nos réseaux d’eau, d’énergie, la nature), de développer une autre société, plus sobre, plus juste et capable de donner des réponses concrètes aux problèmes de fin du monde et de fin du mois.
Tout cela n’est pas une douce utopie, des territoires en France, gérés par des équipes municipales écologistes, montrent que c’est possible, que la transition écologique et sociale ne coûtent pas plus cher aux collectivités, bien au contraire, et qu’elle est une source de bonheur plus que de contraintes.
Des expériences inspirantes pour les débats que les écologistes porteront aux élections municipales de mars !

Nous souhaitons à tous, à chacun et à la planète le meilleur pour cette nouvelle année qui commence !

Isabelle Catrain et Christian Soubra