Bienvenue sur le blog des élu(e)s Ecologistes et Citoyens Coeur d'Essonne du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge

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5 mars 2020

Tribune mars 2020


Les élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars ne seront pas seulement l’occasion de confirmer ou sanctionner la municipalité sortante. Elles revêtent un enjeu bien supérieur : mettre en œuvre dans notre commune et dans notre Agglo, réellement et rapidement les indispensables politiques de transition qu’appellent les urgences environnementales et sociales.
Réellement, c’est-à-dire en en faisant une priorité absolue et non pas en se contentant de verdir les vieilles politiques locales, au nom d’une « écologie pragmatique », prétexte éculé pour justifier que la priorité soit de fait donnée à l’économie au détriment de l’écologie …
Rapidement, c’est-à-dire en ne repoussant pas à 2030 les objectifs de réduction des consommations énergétiques et de production de gaz à effet de serres sur notre territoire.
Ces élections se déroulent dans un contexte inadmissible d’accroissement des inégalités sociales et environnementales contre lesquelles nous devons agir ici et maintenant. Elles s’inscrivent dans la réalité enfin reconnue du changement climatique, de la rareté des ressources et du recul de la biodiversité, réalités dont, chez nous aussi, les plus démunis sont les premières victimes.
Le risque, à ne pas engager fermement Saint Michel et l’Agglo dans la transition écologique et sociale, est de retarder encore la prise en compte des changements incontestables en cours de nature planétaire (accroissement des inégalités et conséquences dramatiques du réchauffement climatique), nationale (défiance envers l’Etat et représentation politique au niveau national, et locale (urbanisation chaotique de notre agglo et notre ville…).
Organiser régulièrement les « opérations ville propre » est nécessaire mais reste pédagogique, c’est loin d’être suffisant. Renverser les priorités budgétaires pour donner la place majeure aux transports en commun, aux vélos et aux piétons, aider les habitant.e.s à réduire leurs consommations énergétiques, recentrer VRAIMENT l’activité commerciale sur nos cœurs de ville en stoppant le développement des zones d’activités, inscrire VRAIMENT St Michel dans le projet SESAME de l’Agglo, agir VRAIMENT pour l’évitement des déchets, reprendre la main sur notre restauration scolaire, sur la production d’eau potable … : petite liste non exhaustive des priorités à mettre en œuvre dès le 23 mars.
C’est ce que s’engagent à faire les citoyen.ne.s engagé.e.s pour un Avenir Ecologique et Solidaire à St Michel !


Isabelle Catrain et Christian Soubra


1 févr. 2020

Tribune février 2020


C’est une évidence pour tout le monde : il est impératif de développer dès maintenant, une autre société, plus sobre, plus juste et capable de donner des réponses concrètes aux problèmes de fin du monde et de fin du mois. Le projet Sésame pourrait en être un vecteur important sur notre territoire.

Avec pour point d’appui la « Ferme de l’Envol » (75 ha sur la Base 217), Sésame affiche l’objectif de fournir 10% des repas individuels et 50% de la restauration collective en agriculture bio et locale. Avec la création de 40 nouvelles fermes bio sur tout le territoire, Sésame aborde aussi les importants sujets de la formation, des circuits de transformation et distribution locaux. « Cerise sur le pompon », tout cela doit entraîner la création de nombreux emplois pérennes et non-délocalisables, tout en rendant heureux des électeurs qui « attendent » de mieux consommer.

Mais ce projet est isolé dans une politique de l’Agglo centrée sur un modèle d’aménagement peu durable. Il ne tient pas suffisamment compte de l’importance des enjeux, comme nous avons pu le constater lors de la conférence-débat du 14 janvier organisée par l’Université Populaire Centre Social.

Les éléments de langage des conférenciers témoignent que les objectifs de lutte contre les risques climatiques, écologiques et sociétaux, n’ont même pas été intégrés à la démarche.

Ce projet engage pourtant le territoire sur le long terme et sans un réel courage politique pour modifier radicalement les priorités. Il risque fort de n’être qu’un exemple de plus de gaspillage d’énergie et de procrastination institutionnelle et collective.

L’affluence à la conférence du 14 janvier organisée par l’université populaire, ainsi qu’aux présentations similaires organisées dans d’autres villes, démontre si besoin en était encore, à quel point les habitants sont prêts à aborder ces sujets relatifs au traitement de l’urgence écologique ET de l’urgence solidaire.

Nous notons sans grande surprise l’absence des élu.e.s de la majorité municipale aux réunions publiques sur ces sujets majeurs, leur implication très minimaliste dans le dossier Sésame et le vide de leurs propositions CONCRETES et cohérentes pour traiter cette question majeure pour les 6 prochaines années.


Isabelle Catrain et Christian Soubra