Bienvenue sur le blog des élu(e)s Ecologistes et Citoyens Coeur d'Essonne du Conseil municipal de Saint Michel sur Orge

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13 mai 2020

PROFITONS DU DECONFINEMENT POUR ACCELERER LE PLAN VELO SUR CŒUR D’ESSONNE AGGLOMERATION !


Mission gouvernementale donnant mandat à Pierre Serne et aux associations de cyclistes de proposer un plan d’aménagements cyclables rapidement mis en œuvre immédiatement pour la sortie de confinement, annonces de la Région Ile -de-France de déblocage de crédits importants (300 millions d’€) pour la mise en place d'itinéraires cyclables permettant le désengorgement des transports en commun : au plus haut niveau, la solution « vélo » est enfin prise au sérieux comme un moyen efficace de mobilités pour les franciliens et comme une réponse durable à des préoccupations légitimes de nos concitoyens en vue du déconfinement.


Il y a là une opportunité majeure pour décongestionner drastiquement nos transports en commun, et pour encourager un développement massif du vélo dans les trajets quotidiens.
Le vélo apporte des réponses positives, immédiates et peu onéreuses à de nombreuses difficultés qu'il nous faudra affronter dans les mois qui viennent : protection contre la pandémie par la distanciation physique, préservation de la santé publique après deux mois de quasi-immobilité , réduction du bruit, de la pollution atmosphérique, du stress, de la saturation de nos axes routiers secondaires...
Si nous voulons éviter un report massif et catastrophique de l'usage des transports en commun vers le véhicule individuel, il nous faut agir vite et fort. Cela passe d'abord par la sécurisation de la pratique du vélo via la continuité des itinéraires cyclables et par des aménagements provisoires de sécurisation. La question du stationnement sécurisé à proximité des gares et bâtiments publics doit également être posée. Une communication massive et un travail sur la signalétique doivent enfin accompagner la mise en place de ce dispositif.
Nous disposons avec le schéma directeur vélo de Cœur d’Essonne Agglomération d'un outil de planification qui nous permet d'engager quasiment sans délai la réalisation des travaux prioritaires et de mettre enfin en oeuvre ce schéma, en étude depuis 6 ans mais jamais décliné opérationnellement.
A ce jour, ce sont près de 750 km d’itinéraires cyclables nouveaux qui sont programmés à très court terme en Ile-de-France dans le cadre des actions citées plus haut.
Nous devons donc nous saisir sans délai de cet enjeu et vous demandons de réunir en urgence la commission en charge des mobilités douces, les référents vélo désignés récemment dans chaque commune de l'agglomération, les services compétents, mais aussi les parties prenantes intéressées, à commencer par les représentants des usagers du vélo présents sur notre territoire. Ceci afin d'examiner au plus vite les modalités de déploiement effectif d'un plan vélo ambitieux à l'échelle de l'agglomération.

31 mars 2020

Tribune Avril 2020

En raison de l'absence de magazine municipal en avril 2020 du au confinement imposé pour lutter contre le coronavirus, la municipalité n'a prévu que la parution des tribune politiques sur le site de la ville.
Vous pouvez donc retrouver notre nouvelle tribune d'avril 2020 sur le site internet de la Ville 

A juste titre, la crise sanitaire et ses conséquences sur les vies quotidiennes de tous les humains, sont au centre des préoccupations, ici comme partout sur Terre. Implacable démonstration du caractère indissociable des problématiques globales et locales.
Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes sur Terre, il n’y a pas d’agresseur ni d’agressé, il y a des êtres vivants qui n’ont d’autre choix que de se partager les ressources d’une petite planète.
Nous payons aujourd’hui un lourd tribut à la folle idée que les humains seraient à part de la bio-diversité. Nos sociétés ont été bâties en oubliant que l’éco-système n’est pas à notre service et que sa destruction entraîne des réactions en chaîne catastrophiques. Nos sociétés occidentales sont construites sur le sable de la logique de l’économie primant sur tout. Une fois de plus, ce sont les plus démunis qui en paient le prix le plus fort.
Les personnels soignants nous alertent depuis des mois sur l’effondrement du système de santé. Pour nous sauver, ils luttent jour après jour et mettent leur propre sécurité en jeu. Tout comme les caissières, les éboueurs, les personnels des commerces et des services publics indispensables à notre survie, ….
Parce que nous n’avons pas anticipé la crise, persuadés de toujours passer au travers, nous les et nous nous mettons en danger.
Que cette crise soit celle qui nous fera enfin prendre conscience que tout peut finir et que, collectivement, à toutes les échelles, de la Ville à la planète, nous mettions IMMEDIATEMENT en place les politiques de transitions pour que cette planète reste vivable pour tous.
Prenez soin de vous, prenons ensemble soin de nous !
Isabelle Catrain et Christian Soubra
https://ecologistescitoyens-cde.blogspot.fr

5 mars 2020

Tribune mars 2020


Les élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars ne seront pas seulement l’occasion de confirmer ou sanctionner la municipalité sortante. Elles revêtent un enjeu bien supérieur : mettre en œuvre dans notre commune et dans notre Agglo, réellement et rapidement les indispensables politiques de transition qu’appellent les urgences environnementales et sociales.
Réellement, c’est-à-dire en en faisant une priorité absolue et non pas en se contentant de verdir les vieilles politiques locales, au nom d’une « écologie pragmatique », prétexte éculé pour justifier que la priorité soit de fait donnée à l’économie au détriment de l’écologie …
Rapidement, c’est-à-dire en ne repoussant pas à 2030 les objectifs de réduction des consommations énergétiques et de production de gaz à effet de serres sur notre territoire.
Ces élections se déroulent dans un contexte inadmissible d’accroissement des inégalités sociales et environnementales contre lesquelles nous devons agir ici et maintenant. Elles s’inscrivent dans la réalité enfin reconnue du changement climatique, de la rareté des ressources et du recul de la biodiversité, réalités dont, chez nous aussi, les plus démunis sont les premières victimes.
Le risque, à ne pas engager fermement Saint Michel et l’Agglo dans la transition écologique et sociale, est de retarder encore la prise en compte des changements incontestables en cours de nature planétaire (accroissement des inégalités et conséquences dramatiques du réchauffement climatique), nationale (défiance envers l’Etat et représentation politique au niveau national, et locale (urbanisation chaotique de notre agglo et notre ville…).
Organiser régulièrement les « opérations ville propre » est nécessaire mais reste pédagogique, c’est loin d’être suffisant. Renverser les priorités budgétaires pour donner la place majeure aux transports en commun, aux vélos et aux piétons, aider les habitant.e.s à réduire leurs consommations énergétiques, recentrer VRAIMENT l’activité commerciale sur nos cœurs de ville en stoppant le développement des zones d’activités, inscrire VRAIMENT St Michel dans le projet SESAME de l’Agglo, agir VRAIMENT pour l’évitement des déchets, reprendre la main sur notre restauration scolaire, sur la production d’eau potable … : petite liste non exhaustive des priorités à mettre en œuvre dès le 23 mars.
C’est ce que s’engagent à faire les citoyen.ne.s engagé.e.s pour un Avenir Ecologique et Solidaire à St Michel !


Isabelle Catrain et Christian Soubra


1 févr. 2020

Tribune février 2020


C’est une évidence pour tout le monde : il est impératif de développer dès maintenant, une autre société, plus sobre, plus juste et capable de donner des réponses concrètes aux problèmes de fin du monde et de fin du mois. Le projet Sésame pourrait en être un vecteur important sur notre territoire.

Avec pour point d’appui la « Ferme de l’Envol » (75 ha sur la Base 217), Sésame affiche l’objectif de fournir 10% des repas individuels et 50% de la restauration collective en agriculture bio et locale. Avec la création de 40 nouvelles fermes bio sur tout le territoire, Sésame aborde aussi les importants sujets de la formation, des circuits de transformation et distribution locaux. « Cerise sur le pompon », tout cela doit entraîner la création de nombreux emplois pérennes et non-délocalisables, tout en rendant heureux des électeurs qui « attendent » de mieux consommer.

Mais ce projet est isolé dans une politique de l’Agglo centrée sur un modèle d’aménagement peu durable. Il ne tient pas suffisamment compte de l’importance des enjeux, comme nous avons pu le constater lors de la conférence-débat du 14 janvier organisée par l’Université Populaire Centre Social.

Les éléments de langage des conférenciers témoignent que les objectifs de lutte contre les risques climatiques, écologiques et sociétaux, n’ont même pas été intégrés à la démarche.

Ce projet engage pourtant le territoire sur le long terme et sans un réel courage politique pour modifier radicalement les priorités. Il risque fort de n’être qu’un exemple de plus de gaspillage d’énergie et de procrastination institutionnelle et collective.

L’affluence à la conférence du 14 janvier organisée par l’université populaire, ainsi qu’aux présentations similaires organisées dans d’autres villes, démontre si besoin en était encore, à quel point les habitants sont prêts à aborder ces sujets relatifs au traitement de l’urgence écologique ET de l’urgence solidaire.

Nous notons sans grande surprise l’absence des élu.e.s de la majorité municipale aux réunions publiques sur ces sujets majeurs, leur implication très minimaliste dans le dossier Sésame et le vide de leurs propositions CONCRETES et cohérentes pour traiter cette question majeure pour les 6 prochaines années.


Isabelle Catrain et Christian Soubra


5 janv. 2020

Tribune janvier 2020


En ce début d’année, quels autres vœux formuler, pour la planète en général et pour notre territoire coeurdessonnien en particulier, si ce n’est que soient enfin entendus les signaux rouges envoyés par les scientifiques, les ONG et les mobilisations sociales et que cela se traduise ENFIN en actes forts dans les priorités programmatiques et budgétaires à tous les niveaux ?

Si, comme les commentateurs politiques le soulignent, l’écologie a gagné la bataille culturelle, force est de constater que, à de très rares exceptions, nous sommes encore très loin, de la traduction en actes des déclarations d’amour enflammées que font depuis plusieurs mois les dirigeants politiques à la défense du climat et de la biodiversité !

Chantre autoproclamé de la lutte pour sauver le climat, le Président de la République ne prend même pas la peine de se déplacer ou d’envoyer un ministre à la COP25 à Madrid ….
Chevalière blanche de l’écologie en Ile-de-France, la présidente de la Région supprime les crédits à l’agriculture bio, finance à grands coups de millions d’€ l’aberrant contournement routier de Melun et un nouveau pont sur la Seine à Athis-Mons (entre autres cadeaux à l’omniprésente voiture) … et abandonne le projet, attendu depuis des décennies, de création d’une voie de transport en commun en site propre sur la RN20 ….
Le Département utilise les crédits « développement durable » pour donner une subvention à une commune pour la construction d’un parking…
Dans notre ville, le budget primitif voté en décembre, fait l’impasse absolue sur l’urgence climatique et sociale, et la nécessité de prendre à bras le corps la transition écologique.

Il est vital de nous centrer sur les biens communs (notre air, nos réseaux d’eau, d’énergie, la nature), de développer une autre société, plus sobre, plus juste et capable de donner des réponses concrètes aux problèmes de fin du monde et de fin du mois.
Tout cela n’est pas une douce utopie, des territoires en France, gérés par des équipes municipales écologistes, montrent que c’est possible, que la transition écologique et sociale ne coûtent pas plus cher aux collectivités, bien au contraire, et qu’elle est une source de bonheur plus que de contraintes.
Des expériences inspirantes pour les débats que les écologistes porteront aux élections municipales de mars !

Nous souhaitons à tous, à chacun et à la planète le meilleur pour cette nouvelle année qui commence !

Isabelle Catrain et Christian Soubra


1 déc. 2019

Tribune décembre 2019


Pour les collectivités territoriales , l’établissement du budget est LE moment clé, au cours duquel on concrétise …ou pas … les engagements verbaux en actes, les priorités affichées dans les discours en décisions de terrain effectives.
Certes, les budgets des collectivités sont très contraints et les marges de manœuvre étroites …mais ce sont les choix budgétaires qui traduisent les priorités politiques effectives.

La loi impose qu’un Rapport d’Orientations Budgétaires (ROB) soit présenté au minimum un mois avant le vote du budget. Ces « ROB » ont été débattus à l’Agglo le 17 octobre et le 14 novembre à St Michel. Nous n’avons pas ici l’espace nécessaire pour commenter en détails les orientations présentées dans chacune des assemblées. Mais nous relevons que, dans un cas comme dans l’autre, elles ne sont pas, à des degrés divers, à la hauteur des enjeux, posés par les derniers rapports du GIEC, des urgences écologiques et sociales !

L’ambitieux projet Sésame, les différentes actions pour la transition énergétique et l’établissement d’un Plan Climat, montrent que Cœur d’Essonne Agglomération prend doucement le chemin d’une prise en compte plus importante de ces enjeux. Mais nous sommes encore bien loin du compte. Le budget « voirie » qui privilégie toujours les déplacements motorisés individuels, l’absence d’une politique drastique de réduction des déchets …et l’éternelle poursuite d’un modèle de développement économique dépassé, budgétairement centré sur les Zones d’Activités, et destructeur d’emplois en centres-villes.
A St Michel, c’est simple : dans les 22 pages du ROB, « développement durable » et « environnement » n’apparaissent qu’une fois, avec un vœu pieu : que l’aspect environnemental de chaque projet soit systématiquement pris en compte. Où sont les objectifs mesurables ? Nulle part !
Ce ROB est écrit comme celui des années précédentes sans intégrer la nécessité d’agir urgemment à notre niveau communal sur le climat.
Cette logique doit être renversée : les politiques doivent être décidées à l’aune de l’urgence écologique et sociale et non pas par le verdissement de projets déjà engagés !

Pour salutaires qu’elles soient, les opérations de nettoyage de la ville par les habitants ne constituent pas une politique écologiste.

Nous souhaitons à toutes et tous d’excellentes fêtes de fin d’année, joyeuses, sobres pour la planète, et solidaires avec ses habitant.e.s !

Isabelle Catrain et Christian Soubra

1 nov. 2019

Tribune Novembre 2019


La tribune des élus de la majorité municipale a été suspendue le temps de la période pré-électorale en invoquant l’article L52-1 du code électoral, pouvant ainsi laisser penser que les listes d’opposition ne respectent le droit.
Que dit cet article du code électoral ?
« Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d'une élection et jusqu'à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l'utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite.
A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. Sans préjudice des dispositions du présent chapitre, cette interdiction ne s'applique pas à la présentation, par un candidat ou pour son compte, dans le cadre de l'organisation de sa campagne, du bilan de la gestion des mandats qu'il détient ou qu'il a détenus. Les dépenses afférentes sont soumises aux dispositions relatives au financement et au plafonnement des dépenses électorales contenues au chapitre V bis du présent titre. »

Plus que la tribune libre, l’équité serait de cesser d’associer la photographie de la future candidate de la droite aux actions menées par la municipalité.
Pour notre part, plus que des arguties, nous mettons l’accent sur les insuffisances entretenues de concertation, qui restent la marque de la municipalité.
Ainsi du projet Cœur de ville dont le groupe de travail avec les habitants (mais en réalité sans aucun habitant) sur le choix des arbres à planter n’a pu qu’évoquer sans amendement possible le projet de la municipalité et sur lequel la seule concertation prévue sur le devenir de la place Carné ne se fera qu’après que les cabinets d’études aient rendus leurs décisions.
Ou encore du budget participatif qui fait l’impasse sur le débat d’orientation budgétaire, moment pourtant propice pour faire partager les grands enjeux et de vrais choix.
Des mots … peu d’actes associés.


Isabelle Catrain et Christian Soubra

29 oct. 2019

Promesses d'arbres et réalité

Mail envoyé à Madame le Maire, le 29/10/19 à 13h20

Madame le Maire,

Le sentiment de ne pas être écouté et respecté est profond chez les personnes et les élu-e-s qui se sont mobilisé-e-s contre l'abattage des arbres de la place Berlioz. Les promesses faites sur site et lors de notre entrevue fin août n'engageaient finalement que ceux qui y croyaient. Nous n'étions pas dupes, mais force est de constater que ce vieil adage a encore de beaux jours devant lui. On ne peut pas mieux faire pour entretenir la défiance des citoyens à l'égard de leurs élu-e-s.
Ce matin le dernier bosquet d'arbres de la place Berlioz (près de l'abri à vélos) est tombé sous les coups de la pelleteuse. Ces arbres ne gênaient en rien la tenue des travaux, et il n'était pas prévu de les abattre... sauf à respecter peut être le plan de l'ingénieure paysagiste que nous ne parvenons pas à obtenir. 
Lors de la réunion du "groupe de travail sur les arbres" du 4 octobre, qui n'était finalement qu'une réunion de présentation du projet, comme les autres, sans le moindre habitant, il nous a été clairement dit que nous pourrions obtenir le plan d'installation des arbres. Depuis le 7 octobre, je sollicite votre chef de cabinet pour l'obtenir, mais curieusement ce document est devenu top secret à en croire sa réponse prudente obtenue après relance.
Dans un mail du 7/10, je demandais en effet ce document mais interrogeais également sur la tenue éventuelle d'une autre réunion "de travail", je questionnais sur le nombre d'arbres à la marge que nous pourrions changer dans le projet présenté. Depuis le 14/10, je suis toujours dans l'attente des réponses de votre chef de cabinet.
L'abattage de ce matin témoigne de votre volonté de faire très exactement ce qui a été prévu depuis le début, sans le moindre intérêt pour les arbres existants, sans la moindre attention aux questions posées, en gros sans la moindre considération pour la concertation que vous vantez tant dans les publications municipales. Vous privilégiez "le beau" au lieu de l'associer à l'utile, c'est une erreur, une hérésie climatique, une hérésie pour la biodiversité. 
Aujourd'hui, notre attention se tourne vers les 2 sophoras particulièrement malmenés qui se trouvent au milieu de la place. Ce sont des arbres parfaitement adaptés à l'environnement actuel et à venir (variations climatiques et besoin en eau) et il serait abscons de les supprimer. Nous réitérons donc leur maintien.
"Ceux qui planifient les "villes nouvelles" ou les "nouveaux quartiers" seraient bien inspirés d'installer d'abord les espaces verts et les lignes d'arbres: la construction des chaussées et des immeubles ne viendrait qu'ensuite, s’adaptant aux plantations préexistantes " p. 15 du Bon usage des arbres - un plaidoyer à l'attention des élus et des énarques de Francis Hallé dont je vous recommande chaudement la lecture.

7 oct. 2019

Groupe de travail "arbres rue et place Berlioz", un joli coup de com. de la municipalité!

Cet été suite à la colère citoyenne qui s'est exprimée au sujet de l'abattage des vieux arbres dans le cadre du projet action cœur de ville, la Maire avait accepté qu'un groupe de travail composé d'habitants volontaires intervienne dans le choix des essences d'arbres pour le projet. Evidemment, c'était à l'appui d'un projet déjà ficelé, procédure des marchés publics oblige... Quand on lance un projet à marche forcée, difficile de croire qu'une réelle concertation soit admise. Cette réunion du 4 octobre en était une nouvelle démonstration!

Aucun citoyen autres que 2 représentants de 2 des 3 groupes d'opposition étaient présents, dont Isabelle Catrain pour notre groupe Ecologistes et citoyens

Objectif de la réunion: présenter le projet de plantations, et charge aux participants de faire d'autres propositions à la marge.*

Isabelle Catrain venue très préparée pour cette réunion avec des questions et des attentes très précises sur le choix des essences, que j'étais d'ailleurs la seule à mettre sur la table:
1 - prise ne compte du changement climatique: besoin hydrique limité (arbres à petites feuilles), diversité des espèces assurer une biodiversité et limiter maladies et parasites, permettre la circulation des courants d'air ( (arbres à petites feuilles, ventilation: limiter effet îlot de chaleur), espèces locales associées à des espèces plus méridionales
2 - régénérer la biodiversité faunistique: arbres mellifères et à baies
3 - espacement
4 - pieds d'arbres: végétalisation (et non l'horreur de la rue de Ste Geneviève), connexion souterraine entre les arbres
5-  nom d'arbres qui pourraient combler ces critères (savonniers, érable rouge, micocoulier)

I. Catrain a beaucoup échangé avec la paysagiste sur le changement climatique et les interrogations qu'il fait peser sur le patrimoine végétal local dans les régions.
Sur notre territoire, cet été très sec a vu la prolifération de quelques parasites qui assèchent mortellement les arbres. Des sujets ont, d'ailleurs, été repérés au Mont Pipau et dans le Parc Jean Vilar.
I. Catrain a interrogé sur le partage des retours d'expériences faites dans certaines communes, notamment celle de Paris "opération arbres et Climat", sur les choix des espèces.
Depuis 4 ans tous les professionnels des végétaux et des arbres en particulier sont déboussolés par le phénomène climatique qui rebrasse entièrement les cartes sur leurs recommandations.

La paysagiste a énuméré les critères qui ont guidé le choix des essences:
- adaptation des végétaux par rapport au sol (sous sol pauvre), par rapport à leur lieu de vie (en ville), à la pollution
- peu sujets aux attaques phyto sanitaires/ parasites
- résistance à la réverbération solaire pour éviter les risques d'échaudures et de mort prématurée
- travailler sur l'adaptation au changement climatique, sujets indigènes (amplitude des températures, sécheresse, hiver pluvieux à très froid) et espèces d'ailleurs adaptés aux conditions climatiques projetées à ce jour.
*Elle a ensuite expliqué que les végétaux retenus dans le projets étaient déjà réservés chez un pépiniériste car il est nécessaire de commander longtemps en amont pour ne pas avoir le reste des sujets, souvent moins bons.
Les arbres seront plantés dans de grandes fosses de 12m2 certaines fermées lorsque les arbres se trouveront à proximité de réseaux de conduits, les autres non permettant un étalement racinaire.
Les pieds d'arbres seront entièrement végétalisés.
Il faut compter 2 ans d'adaptation avant que les arbres ne commencent vraiment leur croissance, donc ...ça va être long
Tous les sujet tige 20/25 de 4/5 m
Choix fait de mettre des arbres moins hauts près des habitations pour la lumière des logements

Nous avons ensuite passé en revue toutes les espèces retenues:
- 25 Gleditsia triacanthus Inermis  (févier d'Amérique sans épines) pour le parking Berlioz et la rue devant le parking de la Poste: Le projet est de créer à terme une canopée (25 m de hauteur maxi) C'est la meilleure espèce à croissance rapide pour le faire. Arbre à petites feuilles
-> il y a déjà des sujets comme cela à St Michel notamment à Gambetta
- 32 Celtis australis (micocoulier de Provence), mellifère + baies
- 6 Acer rubrum (érable rouge) pour créer des points lumineux dans les espaces sombres ( rue entre la tour massenet et le cabinet ed radiologie)
- 10 Prunus vedoensis (cerisier à fleurs) en cépée pour la promenade. La cépée pour son aspect arbre de jardin, convivial. Mellifère, baies. 8 m maxi
- 9 Prunus subhritella automnalis (cerisier du japon) 
- 3 Prunus serrulata (cerisier japon) en cépée pour la voie verte, mêmes commentaires que pour prunus vedoensis
- 8 Koelreuteria paniculata (savonnier), mellifère, graines. 4 tiges et 4 cépées
- 7 Acer monspessulanum en tige et cépée, mellifère, papillons

I. Catrain a suggéré l'installation de quelques arbres fruitiers sur les "espaces conviviaux" du projet. Montée de créneau : gestion des fruits difficile, entretien supplémentaire, problème de sécurité (gens qui s’accrochent aux arbres pour attraper les fruits).
Elle a également relevé qu'il n'y avait aucun arbres de 10 m comme cela avait été dit pour clamer les plaintes du mois d'août. Non, on n'a jamais dit ça.
Enfin, elle a remercié la paysagiste pour la cohérence du projet de plantations par rapport aux enjeux et j'ai à nouveau redit notre mécontentement de l'abattage de vieux arbres compte tenu justement des enjeux climatique et de biodiversité. Je me suis sentie bien seule à défendre ma vision des projets d'aménagement en partant du patrimoine végétal existant face au personnel municipal.

OZévert est le maître d'oeuvre du chantier et en assurera le suivi pendant 2 ans + végétaux garantis.
J'ai demandé si les arbres seraient arrosés durant les 2 1ères années. Oui, mais le service espaces verts veillera à ce que l'entreprise mandatée le fasse bien.
La mairie est en cours de réflexion sur la pose (non prévue dans le budget) de sondes tensiométriques qui permettraient d’optimiser les arrosages et de suivre le développement racinaire des arbres. Ce sont des équipements nécessaires pour la ville résiliente que l'on espère (ça, ce sont mes commentaires!), je me suis montrée plutôt favorable à cet équipement. Mais coûts importants: 1500€ la sonde, à minima il en faudrait 10% du nombre total de sujets, soit 10.

En gros, à part être expert en la matière, il était difficile de faire d'autres propositions. Pour ma part, je trouve que le projet  est réfléchi et a pris la mesure des enjeux; en tout cas, les points que j'avais noté ont tous été validés.
Cette réunion est un joli coup de com. au final pour la municipalité, qui en amont à permis de faire taire la contestation. Notre maire est très forte! Heureuse que beaucoup d'entre nous ont vécu cette "expérience" pour voir à quel point le mot concertation dans la bouche de la municipalité n'a pas le même sens que le notre.

4 oct. 2019

ELECTIONS MUNICIPALES 2020


Nous avons 10 ans pour tout changer. C'est avec ce credo en tête que les écologistes de Saint-Michel Sur OrgeÉcologistes et Citoyens Cœur d'Essonne, ont initié dès le mois de février 2019 un travail de réflexion et d'union des sensibilités de gauche sur la ville et dans l'agglo. pour que notre territoire soit en capacité de combattre sereinement les changements à venir. 

Tout le monde peut/doit faire sa part; c'est TOUS ensemble que nous y parviendrons!

« Chaque degré compte, chaque année compte et chaque décision compte: ne pas agir aujourd’hui c’est ajouter au fardeau des générations futures. Limiter le réchauffement à 1,5°C n’est pas impossible mais nécessite une politique forte et immédiate. »

Valérie Masson-Delmotte, Co-présidente du groupe de travail I du GIEC      (8 Octobre 2018 – Intervention au Sénat)



Les prochaines élections municipales s’inscrivent dans un contexte de crises écologique et sociale sans précédent. Toutes les études scientifiques assènent les mêmes constats : accélération du changement climatique, recul de la biodiversité, raréfaction des ressources. Dans le même temps, les inégalités sociales s’accroissent sur notre territoire aussi, les plus démunis en sont les premières victimes.

Il est de la responsabilité de tous de mettre en œuvre dès maintenant des politiques de transition sincères qui feront de Saint Michel une ville où il fait bon vivre; un lieu qui garantisse à tous les citoyens sans distinction de ressource ou de culture, un accès aux services fondamentaux ; une communauté qui sache rester solidaire et démocratique ; une ville qui s’inscrive dans une dynamique territoriale de résistance et d’adaptation aux changements en cours, car nous refusons de vivre et faire vivre aux générations futures un avenir contraint faute d’avoir pris à temps la mesure et l’urgence des transitions nécessaires.

L’hiver dernier, les écologistes de Saint Michel ont pris l’initiative de réunir les partis politiques et les citoyens sensibles aux urgences sociales et écologiques et partageant des valeurs « de gauche », à St Michel et à l’Agglo. Depuis, nous travaillons, à St Michel et dans l’Agglo de manière consensuelle et respectueuse de l’expression de chacun, pour concrétiser notre volonté d’agir, et cela de manière unifiée.

Nous estimons qu’il est possible d’engager ce changement sans perdre de temps avec enthousiasme et réalisme, en constituant un programme sur la base des éléments du Projet de territoire de la Communauté d’agglomération. Aussi imparfait soit-il, il a le mérite de constituer une base structurée des politiques territoriales et met en évidence des attentes. À nous d’y apporter des réponses et de le faire vivre à la hauteur des enjeux.
Les impératifs écologique, social et démocratique doivent être à la genèse de toutes les décisions politiques, pour cela, il est nécessaire d’opérer un profond changement des priorités dans les actions de la ville et de l’Agglo.

C’est avec tous les habitants du territoire que ces transitions doivent être conçues, mises en œuvre et soutenues. Nous militons pour d’autres pratiques démocratiques locales, qui fassent toute sa place à la concertation, à l’écoute et à la prise en compte des attentes pour décider avec et pour les habitants.
C’est à l’échelle locale que tout se joue ; Saint Michel et Cœur d’Essonne Agglomération doivent enfin intégrer les territoires en transition et passer à l’action ! 
Pour cela, nous avons besoin de vous, rejoignez nous !


Contact: Isabelle Catrain 06 71 05 28 94 eelv.cea@gmail.com

1 oct. 2019

Tribune Octobre 2019


Les travaux de réaménagement de la rue Berlioz ont été engagés bien plus tôt qu’annoncés, confirmant que, compte-tenu des délais administratifs, le projet était bouclé bien avant d’être rendu public.
Si nous avons souscrit à la nécessité de la rénovation du centre commercial et de ses abords, et à l’opportunité offerte par l’opération Cœur de ville, nous avons toujours indiqué notre opposition à la précipitation sur un projet aussi important, tant par le montant des investissements que par ses conséquences pour la ville.
L’abattage des arbres, dont l’ampleur prévue a été largement passée sous silence, et la rapide et conséquente mobilisation qui a suivi en plein mois d’août ont installé la méfiance. Le mal est fait et il faudra plusieurs dizaines d’années pour que les 110 arbres promis permettent de retrouver l’efficacité écologique des arbres sacrifiés. On nous affirme que les études phytosanitaires produites annonçant 3 arbres malades étaient erronées : aucune contre-expertise n’a été produite à l’appui de cette affirmation. Il est surtout clair que ces arbres ont été abattus pour permettre à moindre coût la poursuite des travaux.
D’autres choix de tracé de la rue étaient possibles. Rien n’interdisait d’inscrire la préservation impérative des arbres dans le cahier des charges. Et, contrairement à ce qui est affirmé par la municipalité, le temps, même contraint, était suffisant pour procéder à une véritable concertation …. Il est dommage pour notre ville que le calendrier électoral ait rythmé le plan d’actions du projet.
Tel qu’il est, il tourne le dos à l’avenir  en laissant une place majeure à la voiture dans ce secteur clé de la ville.
Curieuse contradiction. L’objectif principal de relance du commerce n’appelle-t-il pas la priorité aux circulations douces, au partage intelligent de la chaussée, à l’invitation à ralentir le rythme ? Envisageons de réhabiliter plutôt que reconstruire et d’investir la différence dans des matériaux éco responsables, au lieu de penser à court terme en faisant prévaloir les seuls critères financiers sur tout autre !
Le projet Action Cœur de Ville débute : il est impératif de changer de méthode pour les travaux à venir en mettant en place une véritable concertation (« faire avec les habitants ») et en inscrivant des clauses environnementales et sociales à égalité avec les clauses financières dans les cahiers des charges des projets.


Isabelle Catrain et Christian Soubra

2 sept. 2019

Projet Pôle gare TOP secret!

Le projet "Pôle Gare" a fait l'objet d'une réunion publique d'information le 29 juin 2019. Ses grandes liges en sont présentés sur le site Internet de la ville :
https://www.saintmichelsurorge.fr/…/projets-urba…/pole-gare/
Ce projet majeur pour notre ville est conduit par l'Agglo, comme ceux des "Pôles Gares" de Brétigny, Ste Geneviève, Breuillet et Marolles . 
Chacun de ces projets a fait l'objet d'une "étude - diagnostic" menée depuis de nombreux mois, et à la base des réflexions de comités de pilotages qui, à notre connaissance, se réunissent depuis février 2018. Inutile de préciser que riverains, associations d'habitants et élu-e-s "de base" ne sont ni informés et encore moins conviés à faire part de leurs expertises d'usage dans ces comités de pilotage !
Nous avons demandé depuis novembre 2018 par courriel , par téléphone et au cours de diverses conversations avec les élu-e-s décideurs à la ville et à l'Agglo que nous soit communiqué le document complet de cette étude-diagnostic. Il nous a d'abord été répondu qu'elle n'était pas finalisée. Ce qui est étonnant , au vu de l'avancement du projet. Nous avons donc renouvelé cette demande en avril, en juin et en juillet ... Ville et Agglo se renvoient depuis la balle sur le refus de fait de nous communiquer cette étude majeure . 
Nous avons donc le 24 août saisi officiellement et par courrier recommandé la Commission d'Accès aux Documents Administratifs pour que cette étude-diagnostic, document majeur pour ce projet d'aménagement majeur pour la vie quotidienne des saint michellois, nous soit enfin communiquée.
Il semblerait que la transparence claironnée par les décideurs à la Ville comme à l'Agglo soit encore une notion très très théorique ...

1 sept. 2019

Tribune septembre 2019


CONCERTATION : CE N’EST PAS QU’UN MOT !


En janvier dernier, Damien Carême partageait avec 200 coeurdessonniens son expérience de maire de Grande Synthe, ville ouvrière du Nord où « les habitants se prennent en main, soutenus par la commune. ».
Nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher cette démarche pragmatique de celle suivie ici par la municipalité et l’Agglo pour chaque projet d’aménagement. Ici, on use, et abuse du mot « concertation », mais il y a loin de l’affichage à la réalité !
La concertation, c’est vouloir faire avec les habitants : leur permettre de s’exprimer, puis les entendre et considérer que le projet doit être conçu autour de leurs attentes. Elle demande du temps, de l’exigence, de la rigueur et de la volonté pour obtenir un fort niveau de participation, un réel partage de l’information et la prise en compte de la parole de tous.
Comment parler de concertation sur le projet « Pôle Gare » alors que le diagnostic préalable est tellement secret que, malgré nos demandes répétées, il n’a toujours pas été communiqué aux élu.e.s, ni par la Ville, ni par l’Agglo ?
Comment parler de « concertation » sur le projet « Cœur de Ville » quand la réunion publique est résumée à une mise en scène soignée, laissant une place à l’expression d’avis mais pas à la prise en compte d’échanges constructifs ? Le comité de pilotage a décidé seul, au prétexte (classique !) que le temps est compté, pour débuter les travaux dès août. L’argument de l’urgence ne tient pas : si ce projet est « mûr » selon l’expression consacrée, c’est parce qu’il a été préparé depuis plusieurs mois dans le secret d’un bureau. Ce temps de « maturation » aurait pu être utilement utilisé pour une concertation en bonne et due forme permettant de faire valoir l’expertise d’usage des habitants et d’éviter les crispations face à un projet clef en mains et manifestement très perfectible. A vouloir gagner du temps, on en perd souvent beaucoup !
Nous estimons que concertation, codécision et évaluation citoyenne sont les gages de l’appropriation et de l’acceptation des projets par le plus grand nombre.
La concertation se pratique, ailleurs, aujourd’hui avec succès. Elle l’a même été à Saint Michel avec l’atelier public d’urbanisme pour le projet des 3G (Gare, Grouettes, Gambetta) dans les années 80.
Le mot « concertation » a du sens lorsqu’il y a une vraie volonté et pas seulement à l’approche d’une échéance électorale…


Isabelle Catrain et Christian Soubra

27 août 2019

Aux arbres citoyens de saint Michel!





Mobilisation citoyenne ce mardi 27 août dès 7h le matin pour protéger les arbres attaqués la veille et pour lesquels madame le Maire avait accordé, la veille au soir, un moratoire le temps de trouver une solution satisfaisante. Pourtant force était de constater que son message n'était pas arrivé aux oreilles des élagueurs!
Une action non violente a permis de suspendre l'intervention des tronçonneuses jusqu'à ce que nous puissions avoir quelqu'un de la municipalité en milieu de matinée.


Suite à cette mobilisation, les travaux ont été stoppés une journée de plus et nous avons obtenu qu'une délégation soit reçue par Madame le Maire et le représentant de la SPL Territoires d'Essonne (maître d'ouvrage délégué) pour :

- obtenir des explications sérieuses sur le "pourquoi" de l'impossibilité technique de conserver tous les arbres ... car nous ne satisfaisions pas de la réponse "parce que" qui nous été servie ce matin
- envisager la possibilité de redessiner la voirie finale pour conserver ces arbres ....
- obtenir des informations précises sur la suite du chantier, en particulier sur la nature (essence) et la taille des 109 arbres dont on nous annonce la plantation en fin d'année



Au final ... c'est l'éternelle histoire du verre à moitié vide et du verre à moitié plein ...en l'occurrence, du verre au 3/4 vide et du verre au 1/4 plein ...
Hier, 8 arbres ont été abattus (massacrés pour quelques uns). Un cèdre mort depuis des années a été abattu ce matin . On nous annonce que 4 arbres sont encore à abattre: un peuplier, un érable et 2 chênes. Nous avons pris acte des contraintes techniques qui "imposent" ces coupes. Au final, sur une prévision de 22 arbres à abattre (les 15 "officiels" plus les bouleaux annoncés vendredi par le maitre d'oeuvre), c'est une grosse douzaine qui aura disparu. Les arbres proches de l'aire de jeu seront tous conservés.
C'est bien trop et si vraie concertation il y avait eu, il aurait été possible de faire autrement. C'est ce qui a été redit à Madame le Maire.
Des panneaux d'information vont être apposés sur le site "prochainement" pour expliquer le projet et le chantier à suivre ... car, pour la maîtrise d'ouvrage, "on en est qu'aux travaux préparatoires, le chantier n'a pas commencé". No comment.
Nous avons obtenu que les habitants volontaires soient associés (avec une procédure restant à valider) au choix des essences et des tailles des arbres à replanter. Il semble que 50% de ces arbres soient de taille supérieure à 5 mètres. A suivre.
Au final ...un sentiment mitigé : sans la mobilisation des riverains, les coupes auraient été plus importantes ...mais toutes ces coupes auraient pu être évitées si une réelle concertation avait été effectuée en amont. Nous maintenons qu'une telle concertation aurait été compatible avec les délais imposés par l'Etat ...
Un peu (beaucoup) d'amertume quand même ....
UN IMMENSE MERCI AUX CITOYENS QUI SE SONT MOBILISES CES DERNIERS JOURS POUR TENTER DE SAUVER CE QUI POUVAIT L'ETRE.

A celles et ceux qui sont sensibles à la biodiversité et à la cause arboricole et souhaitent agir pour leur préservation, rejoignez le collectif aux arbres citoyens de Saint Michel en envoyant une demande à aux-arbres-citoyens@framalistes.org

23 août 2019

Les travaux démarrent place Berlioz

Message adressé à Mme le Maire
23 août 2019


Madame le Maire,

Alertés par une riveraine, nous avons découvert ce matin 23 août que les travaux ont débuté sur la place Berlioz. En nous rendant sur place, nous avons pu constater qu'une réunion technique de chantier se tenait sur le site, avec le maître d'oeuvre, la maîtrise d'ouvrage et les services de la ville, représentés par Messieurs Campeau et Lebeault (que je remercie ici de leur disponibilité à notre égard).
En discutant avec le maître d'oeuvre, nous avons appris que 15 arbres seraient abattus (dont 3 malades) et que l'aire de jeu au nord de la tour Berlioz serait rasée. Il nous a par ailleurs été confirmé qu'une centaine de jeunes arbres seront, à terme, plantés sur le site et que des aménagements urbains seront installés pour ralentir la vitesse sur la future rue Berlioz redressée en ligne droite. 
Nous avons par ailleurs constaté que sur les plans techniques qui nous ont été présentés par le maître d'oeuvre, plans signés par Joseph Delpic en date du 14 août, aucun arbre ne figure .... un peu comme si, pour ceux qui seront chargés des travaux, les arbres sont considérés comme éléments annexes.
Nous avons assez longuement fait part de nos remarques à Mr Lebeault. Ne pouvant hélas pas assister à la visite de chantier programmée cet après-midi et de l'organisation de laquelle nous regrettons de ne pas avoir été informés plus tôt, nous ne pourrons pas vous faire part de vive-voix de nos observations, regrets et propositions. 
C'est pourquoi je me permets de vous les adresser par courriel:

- Action Coeur de Ville est en soi un beau et bon projet, indispensable pour redonner vie et avenir à un quartier en graves difficultés sociales, économiques, urbaines et environnementales. 

- Hélas, et comme nous avons eu à plusieurs reprises l'occasion de l'exprimer, nous estimons que ce projet souffre d'un manque absolu de concertation (2 réunions publiques ne font pas une concertation, mais au mieux une information ...La concertation implique étymologiquement que les actions soient menées "avec" les personnes concernées, au premier chef desquels les habitants et usagers des espaces publics impactés) . L'urgence à agir et à présenter une action mature pour récupérer les financements n'interdisait pas la concertation : le temps utilisé à faire travailler les cabinets d'étude aurait pu l'être à travailler simultanément avec les habitants. C'est, par exemple, ce qui a été fait à St Michel, lors de l'aménagement du quartier Gare-Grouettes. 

- L'absence de concertation réelle avec les élu-e-s (opposition inclue ...), les riverains et les usagers de cet espace urbain crucial pour la ville obèrent l'appropriation du projet par ceux qui sont concernés par celui-ci ...et condamne une fois de plus les habitants et les élu-e-s d'opposition à se cantonner à la posture de ceux qui subissent et râlent face à ceux qui "savent" et décident. Il est trop facile de reprocher a-posteriori à ceux qui découvrent la réalité des travaux au fil de l'eau de se contenter de critiquer alors qu'ils n'ont pas été consultés sur les objectifs du projet et sa mise en oeuvre ... et qu'ils faut attendre (pur ne citer qu'un seul exemple) le 23 août, 1er jour des travaux, pour connaitre le nombre d'arbres sacrifiés.

- le redressement de la rue Berlioz est un contresens environnemental et de sécurité routière ...et si le maître d'ouvrage avait pris le temps de consulter les riverains et usagers du site, d'autres décisions auraient pu être prises. 

- A l'heure où nous sommes toutes et tous conscients de l'urgence à agir pour préserver le climat, et en particulier, à notre échelle locale, de contribuer à agir préventivement contre les effets des canicules qui seront toujours plus nombreuses, les grands et vieux arbres ne peuvent être considérés comme de simples objets de mobilier urbain : la conservation de la totalité des arbres sains doit être une donnée , une contrainte de base, inscrite dans tous les projets d'aménagement urbain. Tous les scientifiques le disent : les grands arbres sont ceux qui stockent le plus de CO², émettent le plus d'O² et font le plus d'ombre. Il faut donc non seulement planter de nouveaux arbres , mais il faut dans le même temps, conserver tous les arbres sains existants. Les 109 arbres prévus en replantation vont mettre des décennies à être efficaces en ombrage, production d'O² et captation de CO² (voir l'exemple de la place de Ber). 
Pour nous, les cahiers des charges des chantiers devraient désormais tous inclure comme contrainte incontournable, la conservation de tous les arbres existants ET la plantation de nouveaux arbres : il ne s'agit pas d'une lubie sentimentale d'environnementalistes hors-sol, mais bien d'une absolue nécessité pour, à notre échelle locale, contribuer au maintien de conditions climatiques supportables pour nos enfants et petits enfants. Nous devons inverser les priorités : c'est aux cabinets d'étude, aux techniciens et aux élus de s'adapter à l'urgence climatique, pas au climat à s'adapter à nos vieilles habitudes de gestion de l'espace.

- l'étude sanitaire fournie, confirmée par le maître d'oeuvre avec qui nous avons pu parler ce matin, confirme que seuls 3 arbres sont malades. Il est donc écologiquement aberrant que 12 autres arbres soient abattus. 

Le bouquet de chênes dont le muret a été démoli ce matin est présent sur le site depuis bien avant 1989 : il existait quand la rue Berlioz était rectiligne. Il est donc parfaitement compatible avec le futur profil de la voie. Nous demandons à ce que, de toute urgence, la décision soit prise de surseoir à leur abattage et de demander au maître d'ouvrage et au maître d'oeuvre, en concertation avec les riverains, à étudier toute solution pour conserver ces arbres.

D'une manière plus générale, nous demandons à ce que tous les projets abattage soient suspendus et qu'un groupe de travail associant élus, techniciens et habitants, étudient toutes les solutions pour conserver l'ensemble des 12 arbres sains dont l'abattage est prévu.

Merci de votre attention !
En restant à votre entière disposition pour en parler avec vous au plus vite.

Christian Soubra, 
pour le groupe Écologistes et Citoyens Cœur d'Essonne